À l’occasion du concert « Cordes d’exception » donné le 16 octobre 2026 au Palais de Béhague (Ambassade de Roumanie en France), Marius Constantinescu, réalisateur d’émissions musicales à la Télévision roumaine, a pris la parole pour ouvrir la soirée.

Concert « Cordes d’exception » Palais de Béhague, 19 h
Sarah, Deborah et Vladimir Nemtanu (violons) Daniel Wagner (alto), Diana Ligeti (violoncelle)
Mesdames et Messieurs, bonsoir !
Je vous souhaite la bienvenue à ce concert qui, par ses musiciens, son répertoire et son identité, se présente comme un véritable événement musical au cœur d’un paysage aussi riche que celui de la vie musicale parisienne.
Je suis Marius Constantinescu, réalisateur d’émissions musicales à la Télévision roumaine. C’est à moi qu’il revient de vous raconter brièvement l’histoire du festival qui accueille ce concert : les Rencontres Musicales Internationales Georges Enesco.
Au début des années 2010, un grand projet est né à Paris pour faire revivre le concours de chant Georges Enesco, tout en plaçant au cœur de son engagement la promotion de la musique contemporaine roumaine et française.
Cette belle aventure a été fondée par Alina Pavalache et Henri Nafilyan, soutenus dès les premiers instants par de grandes artistes comme la mezzo-soprano Viorica Cortez et la soprano Leontina Văduva, chacune dotée d’une carrière internationale étincelante. Tous partageaient ce rêve, désireux de voir renaître à Paris le concours de chant qui, quelques années plus tôt, avait été supprimé à Bucarest : le Concours international de chant Georges Enesco, et de rendre hommage à l’un des plus grands compositeurs roumains dans la ville qui l’a adopté, dans le pays qu’il a choisi comme seconde patrie, et dans le contexte de l’histoire musicale française, à laquelle il appartient autant qu’à celle de la Roumanie.
C’est ainsi qu’en 2014, nous avons assisté à ce qui semblait presque impossible, en tout cas improbable: la toute première édition du Concours international de chant Georges Enesco, qui allait devenir pierre angulaire du festival des Rencontres Musicales Georges Enesco.
C’est grâce au soutien déterminant de la SEAM, ainsi qu’à l’appui de l’Ambassade de Roumanie en France et de l’Institut culturel roumain à Paris, que ce rêve, dont je viens de vous parler, est devenu une réalité tangible.
Facile ? Pas du tout. Mais, il y avait Alina Pavalache à la direction artistique. Et s’il y avait un mot qu’Alina refusait d’articuler, voire même de penser, c’était bien le mot IMPOSSIBLE.
Pour honorer Enesco dans toute la diversité de ses talents artistiques, pour qu’il soit reconnu, voire aimé, autant qu’il le mérite dans ce Paris qui lui coulait dans les veines et sur les partitions, ce Paris auquel il a tant donné et qui lui donne tant en retour, Alina faisait tout.
Je dois vous avouer que je n’ai jamais rencontré d’ambassadrice plus dévouée et plus fervente qu’Alina Pavalache.
Douze ans plus tard, cette édition est la première du festival des Rencontres Musicales Georges Enesco sans Alina. Nous vivons sans elle depuis ce printemps, mais ce n’est qu’une absence physique. Pour le reste, nous avons tous appris auprès d’elle le véritable sens de la force, de l’énergie, et cette capacité à ne jamais s’épuiser et à toujours se mettre au service d’une idée plus grande, plus noble, plus audacieuse que nous-mêmes.
Je suis absolument sûr que ce concert, ce soir, elle l’aurait aimé à la folie, parce qu’il réunit tout ce qui lui était le plus cher : de grands artistes — quel privilège d’accueillir parmi nous l’exceptionnel trio Nemtanu, aux côtés de Daniel Wagner et de Diana Ligeti, des musiciens qui ont marqué la vie musicale en France ! —, un programme original qui met en valeur et honore le génie de Georges Enesco et la création de notre temps, avec une création mondiale de Henri Nafilyan et la création française d’ un quatuor de la compositrice roumaine Alexandra Cherciu.et une salle comble, le rêve de toute personne qui se produit sur scène.
Si quelqu’un me demandait quelle phrase ou quelle expression définirait le mieux Alina Pavalache, je choisirais la plus française de toutes : la joie de vivre.
Alina aimait vivre, aimait vivre en musique et partager ses dons exceptionnels. À travers ce concert, je vous invite à célébrer la vie et à rendre hommage à cette merveilleuse blonde à qui nous devons ce moment, et qui le partage encore avec nous : invisible, certes, mais d’autant plus présente.
Alina aimait vivre, aimait vivre en musique et partager ses dons exceptionnels. À travers ce concert, je vous invite à célébrer la vie et à rendre hommage à cette merveille blonde à qui nous devons ce moment, et qui le partage encore avec nous : invisible, certes, mais d’autant plus présente.
Merci !